Chronique Album : Moby "Destroyed"
Depuis Wait for me remixes, il semble que Moby se concentre à nouveau sur l’aspect très électronique de sa musique. Aussi froid que le livre de photos du même nom paru quasi simultanément, Destroyed renoue avec l’ambiante glaciale qui avait fait de cet artiste le génie de la musique électronique. Dés le premier titre, "The broken places", Moby nous invite à redécouvrir l’âge d’or de l’electro des 90’s, et ses nappes atmosphériques si typiques de cette époque. Sur "Sevastopole", le beat minimal techno, les sons saccadés ainsi que les nappes de synthés ne sont pas sans rappeler "Born slippy" d’Underworld.
Avec "Victoria Lucas", l’artiste risque fort de ravir les fans d’Hypnotic que les puristes écoutaient dans les raves de Goa, et de réconforter les victimes de sevrage de petite montées progressives. Pour les nostalgiques de Play et de ses voix chaudes de chanteuses de blues, "Lie down in darkness" devrait ravir les oreilles des sceptiques. "Blue moon" et ses synthés nous ramènent aux sons anoblis par les OMD et autres pointures des 80’s. Dans un genre plus urbain, le groove d’"After" paraît être le plus d’un album vraiment réussi. De bonnes surprises en bonnes surprises, Destroyed ne fera peut être pas l’unanimité chez les gens qui ont découvert et aimé Moby avec 18 ou Hotel, mais il rassurera les fans de la première heure qui pensaient Moby perdu dans les méandre d’une pop lisse et finalement très éloignée du génie de ses débuts. Destroyed est la petite perle electro qu’on attendait depuis Everything Is Wrong en 1995. Raison de plus de ne surtout pas s’interdire la classe et le génie d’autant qu’ils furent longs à venir.
Note : 8 /10
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